Budgets : les feuilles de calcul seraient truffées d’erreurs

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Les budgets et prévisions réalisés sur tableurs regorgeraient d’erreurs liées à des problèmes de saisie, de formule ou de calculs… rarement contrôlées.

« Ça ne boucle pas » ! Malédiction traditionnelle des contrôleurs de gestion ou responsables financiers en charge des budgets comme des plans prévisionnels… et qui s’échinent de longues heures sur leurs tableaux Excel, le « non-bouclage » n’a qu’une explication : l’erreur. Le spécialiste des solutions logicielles Tagetik a récemment quantifié le phénomène dans une étude (1) qui révèle que 88 % des feuilles de calcul utilisées dans les processus de budgétisation, de planification et de prévisions contiennent des erreurs. En clair, près de 9 feuilles Excel sur 10 seraient erronées, alors même que « les décisions majeures des entreprises reposent sur des feuilles de calcul », souligne Tagetik qui indique que 78 % des décisions financières seraient cautionnées par des feuilles de calcul.

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Le contrôle de gestion lève enfin le nez du reporting

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Si les contrôleurs de gestion disent se soucier de la digitalisation de leurs entreprises, ils restent très attachés à Excel pour leurs activités quotidiennes.

C’est une inversion de tendance qui devrait soulager plus d’un professionnel : après des années d’augmentation , l’Observatoire du contrôle de gestion (1) note une diminution du temps accordé par les professionnels de la matière au reporting, au profit de davantage de prévisionnel – 31 %, en progression de 2 points – et de contrôle interne.

De façon générale, l’implication stratégique de la fonction de contrôleur de gestion semble se confirmer à travers les pages de l’étude. Plus de 7 fois sur 10, le contrôleur de gestion est aujourd’hui associé aux études économiques, au contrôle de gestion des projets, ainsi qu’aux prévisions de trésorerie, du moins dans les structures les plus petites. « Au fur et à mesure que la taille de l’entreprise augmente, la spécialisation des tâches peut limiter le domaine d’intervention du contrôleur de gestion », relativise l’étude. De nouveaux domaines d’intervention sont apparus : les contrôleurs de gestion sont notamment impliqués dans les travaux de fusions & acquisitions et, même si ce n’est encore que très faiblement, dans le reporting du développement durable. Autre domaine largement sous-traité, la gestion du risque. « Nous constatons que le temps accordé à cette tache reste encore trop faible et qu’il faudra que le contrôleur de gestion y accorde plus de temps à l’avenir », estime l’étude.

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