Le budget à l’ancienne, c’est fini !

Logo Les Echos

En fonction de leur degré de maturité, les entreprises amendent un exercice réputé lourd et chronophage. Sans pour autant l’abandonner.

Telle une éternelle rengaine dont on est un peu lassé, le budget revient chaque année occuper plusieurs semaines, voire plusieurs mois, le quotidien des entreprises. Si, dans l’esprit de certains, le temps est venu de se passer d’un exercice « obsolète avant d’être terminé », la plupart des sociétés n’envisagent pas de le supprimer mais font tout pour l’alléger et l’adapter à un environnement économique en perpétuel changement. La preuve par quatre.

PERNOD RICARD : un levier de cohésion
Jeter le budget aux orties ? « Impossible, répond, tout de go, Jean-Baptiste Briot, directeur du contrôle financier de Pernod Ricard. Pour nous, il s’agit d’un exercice clef permettant de définir les objectifs de l’exercice à venir. Sans lui, difficile de prendre des décisions d’investissement ou de désinvestissement et de faire des choix avisés d’allocation de ressources. »

Lire la suite

Vers un contrôle de gestion plus réactif

Logo Les Echos

Les contrôleurs de gestion ont su se servir des outils numériques pour se libérer du seul reporting et concentrer leurs efforts sur l’analytique.

Leur dénomination a quelque chose de légèrement suranné mais leur fonction, elle, s’est transformée. Habitués à regarder dans le rétroviseur de leur entreprise, les contrôleurs de gestion élargissent leur champ d’action en se servant des données du passé, qu’ils ont l’art de compiler, pour élaborer des conseils stratégiques dont les opérationnels, jusqu’au plus haut niveau hiérarchique, sont de plus en plus friands. « Il est révolu, le temps où les contrôleurs de gestion restaient dans leur bureau, le nez rivé sur leur écran, souligne Annick Delhon-Bugard, directrice du contrôle de gestion de la branche services courrier-colis de La Poste. Aujourd’hui, ils sont, chez nous, pleinement associés aux opérationnels pour accompagner la création des offres que nous lançons pour faire face à la baisse de notre activité courrier. »

Lire la suite

Budgets : les feuilles de calcul seraient truffées d’erreurs

Logo Les Echos

Les budgets et prévisions réalisés sur tableurs regorgeraient d’erreurs liées à des problèmes de saisie, de formule ou de calculs… rarement contrôlées.

« Ça ne boucle pas » ! Malédiction traditionnelle des contrôleurs de gestion ou responsables financiers en charge des budgets comme des plans prévisionnels… et qui s’échinent de longues heures sur leurs tableaux Excel, le « non-bouclage » n’a qu’une explication : l’erreur. Le spécialiste des solutions logicielles Tagetik a récemment quantifié le phénomène dans une étude (1) qui révèle que 88 % des feuilles de calcul utilisées dans les processus de budgétisation, de planification et de prévisions contiennent des erreurs. En clair, près de 9 feuilles Excel sur 10 seraient erronées, alors même que « les décisions majeures des entreprises reposent sur des feuilles de calcul », souligne Tagetik qui indique que 78 % des décisions financières seraient cautionnées par des feuilles de calcul.

Lire la suite

Le contrôle de gestion lève enfin le nez du reporting

Logo Les Echos

Si les contrôleurs de gestion disent se soucier de la digitalisation de leurs entreprises, ils restent très attachés à Excel pour leurs activités quotidiennes.

C’est une inversion de tendance qui devrait soulager plus d’un professionnel : après des années d’augmentation , l’Observatoire du contrôle de gestion (1) note une diminution du temps accordé par les professionnels de la matière au reporting, au profit de davantage de prévisionnel – 31 %, en progression de 2 points – et de contrôle interne.

De façon générale, l’implication stratégique de la fonction de contrôleur de gestion semble se confirmer à travers les pages de l’étude. Plus de 7 fois sur 10, le contrôleur de gestion est aujourd’hui associé aux études économiques, au contrôle de gestion des projets, ainsi qu’aux prévisions de trésorerie, du moins dans les structures les plus petites. « Au fur et à mesure que la taille de l’entreprise augmente, la spécialisation des tâches peut limiter le domaine d’intervention du contrôleur de gestion », relativise l’étude. De nouveaux domaines d’intervention sont apparus : les contrôleurs de gestion sont notamment impliqués dans les travaux de fusions & acquisitions et, même si ce n’est encore que très faiblement, dans le reporting du développement durable. Autre domaine largement sous-traité, la gestion du risque. « Nous constatons que le temps accordé à cette tache reste encore trop faible et qu’il faudra que le contrôleur de gestion y accorde plus de temps à l’avenir », estime l’étude.

Lire la suite

3 méthodes budgétaires pour gagner en réactivité

Logo Les Echos

Se détourner d’un budget classique peut permettre à une entreprise de gagner en réactivité et en agilité stratégique. La preuve par trois.

La nouvelle en a ému plus d’un : Carambar, Krema, La Pie qui chante, La Vosgienne, Cachou et Michoko sont à vendre. Mais ce n’est pas tout, le groupe Mondelez inscrit la cession de ses marques les moins internationales dans une logique bien particulière : celle du « budget base zéro ». Le but du BBZ ? Ne pas reconduire mécaniquement les dispositions budgétaires de l’année précédente mais demander aux opérationnels de justifier chaque dépense engagée.

Après un retour en grâce suscité par la crise, la méthode BBZ – que chaque société peut adapter – tend à se pérenniser chez un nombre croissant d’entreprises, selon la revue américaine « CFO ». Un groupe tel que Mondelez, en introspection depuis 2014, non seulement se lance – sous la pression d’actionnaires exigeants – dans un plan de réduction de coûts de 3,5 milliards de dollars pour la période 2014-2018, mais a tout à gagner à parier sur le BBZ. « Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, avec des marges toujours faibles, elle redonne aux entreprises une bouffée d’oxygène financier qui leur permet d’être mieux armées et plus inventives dans leur stratégie », souligne Marc Bertonèche, enseignant à Harvard, Oxford et HEC.

Lire la suite

Faut-il supprimer le budget ?

Logo Les Echos

Si son abandon pur et simple est jugé « inenvisageable » par une majorité de financiers d’entreprise, le processus budgétaire gagnerait à être optimisé pour devenir plus supportable et moins chronophage.

Dans leurs songes les plus fous, certains directeurs financiers se prennent à rêver à la disparition du budget. Mais, une fois revenus à la réalité, cet abandon est bel et bien jugé « inenvisageable » par 84 % des 167 financiers d’entreprise interrogés par Talentia Software et le CXP dans le cadre d’une étude réalisée en partenariat avec la DFCG, l’association des DAF. « Pour pouvoir supprimer le budget, il faudrait revoir une grande partie du fonctionnement des entreprises car il représente, encore aujourd’hui, l’épine dorsale d’une très large majorité de structures », assure Jean de Sigy, directeur de la performance opérationnelle d’Oxygène.

Pourtant, l’élaboration du budget est un processus « délicat », voire « difficile », pour bon nombre de financiers d’entreprise, et 40 % d’entre eux avouent même qu’il n’est pas achevé lorsque l’exercice débute. Avec une durée moyenne de réalisation de douze semaines que seulement 38 % des sociétés jugent acceptable, les financiers d’entreprise sont une minorité à trouver que le budget est « facile à élaborer » (38 %) et qu’il représente « une charge de travail supportable » (48 %). « Ce délai trop long s’explique, notamment, par un manque d’agilité dans les outils utilisés, souligne Jocelyne Youyou, directrice de mission et experte en finance et CRM au CXP. Le processus d’élaboration budgétaire doit donc être optimisé en remettant en cause certaines pratiques. Mais cette refonte est douloureuse car c’est un processus souvent historique dans l’entreprise qui nécessite de vraies évolutions. »

Lire la suite

Contrôle de gestion : une fonction en pleine mutation

Logo Les Echos

Engagées dans une dynamique accrue de rationalisation, la plupart des entreprises voient leur fonction Finance évoluer : investissements sur les ERP pour mieux intégrer et accélérer les traitements, développement de centres de services partagés, externalisation de services jugés « à faible valeur ajoutée », etc.

Nouveaux enjeux du Contrôle de Gestion

« le management apprécie de retrouver « ses » états de reporting et n’en accepte de nouveaux que s’ils complètent ce socle bien maîtrisé, et ce quelle que soit la charge de travail associée »

Bousculer les habitudes : une nouvelle stratégie de mobilité cross-industries

« En effet, l’arrivée de professionnels issus d’autres cultures permet d’établir rapidement un « rapport d’étonnement » et d’offrir une nouvelle vision sur les leviers de performance à activer. »

Exploiter les opportunités technologiques : puissance, flexibilité et mobilité des solutions

« Pour être plus réactifs face à cet environnement changeant, les ETI comme les groupes internationaux s’intéressent de plus en plus aux cubes d’analyse, à la Business Intelligence agile »

Dissocier l’analyse de 1er degré de la revue opérationnelle : vers un reporting en centre de services partagés ?

Lire la suite

Près de 8 DAF sur 10 rencontrent des difficultés pour embaucher

Logo Les Echos

Les Echos Business  : Les trois quarts des directeurs administratifs et financiers français déclarent peiner actuellement dans leurs recrutements, en particulier dans la gestion des risques ou le contrôle de gestion opérationnel.

Les compétences linguistiques de plus en plus demandées

« La pénurie toucherait tout particulièrement certains domaines tels que le contrôle des risques et le contrôle de gestion, mais aussi la direction financière, l’audit interne ou encore la comptabilité fournisseurs / clients  ».

Lire la suite